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Windsurf trip au Sénégal
texte & photos : kristen pelou
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Les toubabs au pays des pélicans

Kristen Pelou, Cédric Bordes et Arnaud Toulouze ont traîné leurs guêtres entre le Sahara et l'océan Atlantique à la découverte d'un spot surprenant. En lisière de la brousse, calé dans les méandres du fleuve Sénégal, ils se sont tranquillement tiré la bourre avec les pélicans sous l'œil effaré crocodiles.

Orly ouest, un midi de janvier, je retrouve mes deux compagnons de trip, Cédric et Arnaud dans la queue de l'enregistrement. Tous deux son faciles à repérer avec leurs boardbags démesurés au milieu d'un attroupement de chasseurs portant chemises à carreaux, vestes huilées et mallettes de fusils. Six heures d'avion plus tard, tout ce petit monde arrive à l'aéroport de Saint Louis au Sénégal. Un hangar, ouvert à tous vents, planté en bout de piste affiche tout de suite la couleur. L'agent de l'immigration dépose nonchalamment ses tampons sur les passeports. Les douaniers, eux, se sont trompés sur l'heure d'arrivée de l'avion. Ils contrôleront le suivant, la semaine prochaine... Tranquille les boys, on est en Africa maintenant !
Debout à l'arrière d'un énorme pick-up jaune fonçant dans la nuit à travers une piste cahoteuse, nous filons vers notre hôtel situé à Bango, un village proche de Saint Louis. Je distingue subrepticement du sable, des roseaux, des bruits d'animaux étranges… Vivement demain que l'on puisse découvrir à quoi ressemblent ces lieux.

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Un trip au Sénégal, c'est du dépaysement garanti

Comme dans tous les pays proches de l'équateur, l'aube est brève et laisse rapidement place à un soleil aveuglant, grand amateur de chair claire. Réveillés tôt par les appels à la prière du muezzin, nous retrouvons Fabien, un toubab – blanc - vivant en Afrique depuis son enfance. Il nous accueille autour d'un verre de Bouye, une boisson faite à partir du fruit du baobab. Fabien est un mec tranquille, toujours souriant. Il gère le club de voile local et sera notre guide pour cette petite expédition. En sa compagnie, nous nous offrons une traversée du village de Bango en charrette tractée par un âne et embarquons ensuite dans son Zodiac pour gagner l'île sur laquelle est situé le club. L'assistant de Fabien nous y attend. Hyacinthe, c’est lui dont on parle, est responsable de la sécurité sur le plan d'eau lorsque son boss donne des cours. Il aide aussi à rincer ou ranger le matos et prépare un excellent thé à la menthe. C’est l'homme à tout faire du club, toujours prêt à rendre service avec un smile constamment ancré sur la figure.

Le matos déchargé, vient alors l'heure d'un petit briefing pendant lequel Fabien nous explique brièvement le fonctionnement du spot. Nous sommes sur un fleuve, mais proche de l'embouchure. L'eau ici est donc saumâtre, mélange d'eau douce et d'eau de mer, ce qui limite les risques de bilharziose. Un barrage situé en amont du plan d'eau bloque le courant d'un bras du fleuve, créant ainsi une zone de navigation protégée. Du coup les sympathiques « bestioles » locales ne grouillent pas dans le coin. Les crocos, hippopotames et autres pythons, dont certains peuvent atteindre 7 à 8 mètres, traînent plus en amont. La partie du fleuve située au Nord-Ouest du club s'écoule vers l'océan. Elle s'étend sur une vaste zone sauvage et est à réserver aux windsurfers expérimentés. Ce bras du fleuve, large de quelques centaines de mètres, fait également office de frontière entre le Sénégal et la Mauritanie voisine. Dernier point, le vent est un peu flemmard dans le coin : il ne se lève en général pas avant 13h30. Alors, le matin, pas la peine de vous pointer à 9h, ici c'est tranquille les boys, on est en Africa !

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Hyacynthe, l'homme à tout faire de ce club calé sur un étroit banc de sable vers l'embouchure du fleuve Sénégal. A droite, aller-retour express pour la Mauritanie pour Arnaud, Cédric et Fabien. Gardez le passeport en cas de casse !


Premiers jibes sur le Sénégal

Nous sommes plutôt bien installés sur ce petit îlot planté au milieu du fleuve. L'eau est à quelques mètres à peine, une construction de bois et de roseaux protège le matos et les chaises longues du vent comme du soleil. Une grande glacière garde les bières fraîches pour l’après session… Nos sandwiches avalés, il est bientôt l'heure de se mettre à la baille. Cédric, en spécialiste du slalom, est bien motivé pour tester le spot et a déjà gréé sa 5,7. Ne manque plus que le vent. Fabien tend l’oreille et annonce tranquillement : « il arrive dans 15 minutes ». Loin de disposer de pouvoirs marabouteux, notre ôte se fie au son de l'océan situé quelques kilomètres plus loin. Le vent venant du Nord-Nord Est s’annonce ici en portant le grondement du ressac. Effectivement, quinze minutes plus tard, Cédric et Arnaud sont au taquet dans 20 bons nœuds. Ils sont accompagnés par quelques kitesurfers venus profiter de la tranquillité des lieux et du plan d'eau extra plat. Tout ce petit monde se tire la bourre, envoie des moves au raz des roseaux et tente d'éviter les dizaines de petits poissons qui sautent devant les planches. Tous saluent les pêcheurs en jibant autour de leurs pirogues effilées.
Jamais je n'aurais imaginé que l'on puisse prendre autant de plaisir à naviguer sur un fleuve. Tirer des bords sur le Sénégal n'a pas grand-chose à voir avec un ride entre les berges du Rhône par exemple. Ici, on navigue en short et l'eau n'est ni marron ni grise. Sa couleur tire plutôt sur le vert voir même le bleu par endroits. Pas non plus de péniches à éviter ou de troncs d'arbre charriés par le courant. Les rares embarcations sont les pirogues des pêcheurs ou celles de paisibles contrebandiers passant des marchandises entre les deux pays. Contrairement à de nombreux fleuves africains, l'eau du Sénégal est propre, elle ne contient ni pesticides ni produits chimiques. La région de Saint Louis bénéficie d'un environnement naturel préservé puisque située entre la Langue de Barbarie, classée réserve mondiale de la biosphère par l'Unesco, et le parc ornithologique du Djoudj. On est bien loin de la Seine, de ses berges bitumées et de son eau peu ragoûtante ! Nos riders, heureux de l'occasion qui leur est offerte, s'en donnent à cœur joie sur ce plan d’eau de près de 400 ha. Petit debriefing arrosé de thé à la menthe au couché du soleil avant d'entamer le retour au village. Dans le Zod', tout le monde affiche un smile radieux, les yeux perdus dans la brousse. Après à peine une journée sur place et nous avons déjà pris le rythme local. Tranquille les boys… Vous connaissez la suite !

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La vie s'écoule paisiblement sur les rives du fleuve Sénégal. Les mouettes volent, les pêcheurs pêchent, les windsurfers windsurfent ...

Incroyable Guet N'Dar
Malgré la saison sèche, les moustiques ont régné en maîtres dans la chambre cette nuit-là. Si Cédric a dormi comme un bébé, Arnaud et moi avons longuement lutté contre une poignée d'entre eux. La bataille fut rude, mais l’homme triompha une nouvelle fois sur ce petit bruit strident et la piqûre associée ! Après une nuit agité donc, nous voilà de nouveau rassemblés pour le petit déj’ autour de la piscine. Un invité de marque y fait d’ailleurs son show. Il s'agit de Narcisse, le pélican de l'hôtel. Un coup de machette dans le bec l'empêche de se nourrir dans le fleuve. Il vit donc ici en pension complète, se baignant dans la piscine au même titre que les clients… Au programme avant que le vent ne se lève, la visite de Saint Louis et de son fameux quartier des pêcheurs Guet N'Dar. Nous embarquons à bord d'une Peugeot rutilante peinte aux couleurs jaune et noir des taxis du coin. De l'extérieur, tout va bien si ce n'est le grillage à la place des vitres et les pneus à bout de souffle. L'intérieur est beaucoup plus inquiétant. Il y a bien une ceinture, mais pas de boucle pour l'attacher. Les portes ne ferment plus toutes seules, le chauffeur doit sortir pour les bloquer, ce qui ne les empêche pas de s’ouvrir en cours de route. La garniture du plafond pend, il n’y a pas de freins ni de suspensions… Mais peut importe la manière, l'important est qu'elle nous amène à bon port ! Mission accomplie un quart d'heure plus tard pour un tarif défiant toute concurrence : 1000 francs CFA à trois, soit 1,5 euro.
Saint Louis nous frappe d’entrée par son rythme radicalement différent de notre village au bord du fleuve. Sitôt sortis du taxi, un flot de vendeurs nous interpelle : maillots de foot, statuettes, bracelets, fruits, le choix est vaste... Fabien nous prévient d’entrée, mieux vaut ne pas trop rentrer dans le jeu en leur laissant croire qu’on est intéressé par quelque chose, sinon on risque d’y passer la journée. Après quelques rues, nous trouvons la bonne attitude à adopter. Seul Cédric, qui cherche à ramener des souvenirs, sera régulièrement assailli. Saint Louis est loin d'être une grande ville. L'immense majorité de ses habitants sont d'une gentillesse à toute épreuve et contrairement à Dakar, ici vous tomberez souvent sur les mêmes vendeurs. Une attitude peacefull mais ferme dès les premiers contacts vous permettra de déambuler tranquille dans les rues de l'ancienne capitale. La ville est divisée en trois par le fleuve Sénégal. Une première partie est construite sur la rive Est. Le centre historique est niché sur une île que l'on gagne en empruntant le fameux pont Faidherbe, construit par Eiffel pour, paraît-il, traverser le Danube et expédié au Sénégal à la suite d'une erreur administrative. La troisième partie s’étend sur l'étroite bande de terre séparant le fleuve de l'océan, c'est le quartier de Guet N'Dar, le village des pêcheurs.

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Un quartier vivant, grouillant de monde. Sur cette étroite langue de sable des milliers de pêcheurs sont rassemblés. Le fruit de leur labeur, les poissons, est mis à sécher sur de longues planches de bois. Une fois sec, les poissons sont "épeluchés" puis trempés une mélasse à l'odeur infâme, c'est ça qui donne le goût mon bon monsieur, sinon c'est fade !

2 000 pirogues, 15 000 pêcheurs, sans compter, polygamie oblige, femmes et enfants parfois nombreux, le tout entassé sur une minuscule bande d'à peine quelques centaines de mètres de large. Cela donne la deuxième densité de population du pays. Respectés pour leur savoir faire dans toute l'Afrique de l'Ouest, les pêcheurs de Guet N'Dar partent jusqu'à 15 jours au milieu de l'océan pour pêcher la sole, la dorade, la raie ou le requin. La visite à pied du village vaut à elle seule le voyage tant elle nous éloigne de nos repères de petits occidentaux. Elle débute par la plage, jonchée de pirogues, d'apprentis Zidane haut comme trois pommes et de détritus en tout genre. Des boîtes, cadavres d'animaux noyés, pattes de moutons sacrifiés ou excréments s’y entassent. À côté des footballeurs, un groupe de pêcheurs est occupé à tailler des planches pour la fabrication d'une pirogue. Avant son lancement, un marabout fera sacrifier un animal - vache, chèvre, mouton – pour lui porter chance et prospérité. Peinte de couleurs vives elle portera le nom du pêcheur, d'un fils ou encore du marabout. Plus loin nous tombons sur des centaines de tables de bois sur lesquelles s'affairent les femmes des pêcheurs. Chacune possède son petit étalage où le poisson est séché après avoir été bouilli dans une sorte de saumure peu engageante. Quelques chats se faufilent sous les étalages entre toutes sorte de chaudrons magiques remplis du liquide bouillant. Pas beaucoup de bois pour entretenir le feu dans les environs, mais dans le poisson, tout est bon ! Têtes et écailles séchées sont conservées en petits tas et servent de combustible. L'odeur des lieux en est indescriptible… La visite s’achève par le cimetière des pêcheurs, la traversée des ruelles et le retour par la rive du fleuve, elle aussi encombrée de pirogues, de filets et d'enfants. Encore sonnés par cette incroyable découverte, nous reprenons la route de Bango pour un après-midi windsurf.
Un petit tour en taxi déglingué, un autre en zodiac et nous voilà de retour au calme sur l'îlot du club. Nous décidons de partir naviguer dans les vagues de l'embouchure. Nous retraversons Saint Louis et longeons le fleuve sur quelques kilomètres par la voie des eaux cette fois. Notre objectif, la nouvelle embouchure du fleuve Sénégal, creusée suite à l'ensablement de l'ancienne située plusieurs kilomètres au sud. Large d'une cinquantaine de mètres à l'origine, La brèche - c’est comme ça qu’on appelle les lieux - ne cesse de s'élargir en grignotant le banc de sable de la Langue de Barbarie pour mesurer aujourd'hui près d’1,2 km. Les pêcheurs affrontent la barre de cette nouvelle embouchure chaque jour pour gagner le large, défiant ses vagues debout sur leurs pirogues. Malheureusement pour nous, le spot ne fonctionne pas aujourd'hui. De maigres vagues d'un petit mètre déferlent sur le banc de sable, malgré un vent bien présent. Cédric reste motivé, même si les kilos de requin séché que nous avons vu le matin même au village des pêcheurs le refroidissent un poil. Fabien a beau préciser que ces requins sont péchés à des dizaines de kilomètres au large, Cédric n'est pas rassuré au point qu'il évitera de faire le moindre waterstart durant la première demi-heure de navigation ! Mais après quelques bords entre le banc de sable où nous sommes posés et le large, l’animal se remet à faire son show en envoyant flakas et autres moves dont il a le secret. De nombreux pêcheurs croisent nos windsurfers et saluent chaleureusement Cédric, Arnaud et Fabien venus leur tourner autour. Sur le trajet du retour, nous rencontrons des amis pêcheurs de Fabien. Ils nous proposent de boire un petit thé dans leur pirogue puis nous vendent une quinzaine de petits poissons pour une bouché de pain. La gardienne de Fabien nous en fera une délicieuse Thiéboudienne.

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La nouvelle embouchure du fleuve Sénégal: une barre et quelques vagues que les pêcheurs transpercent à bord de leur pirogues effilées. Le vent un peu moins fort que sur le fleuve n'a pas permis à nos artistes de lutter contre le courant pour s'exprimer librement dans les vagues. Le paysage vaut cependant le détour, la droite au bout de la langue de sable mérite elle aussi la visite par jour de houle.

La visite du parc du Djoudj, une réserve ornithologique située à une soixantaine de kilomètres de l'hôtel, est prévue le lendemain. Le réveil sonne ce matin-là. Tout le monde se prépare, mais quelque chose nous interpelle : personne n’a entendu l’appel du Muezzin à 5h… Je demande à Arnaud de regarder sa montre. Verdict : 4h30. Je veux bien être matinal, mais y'a des limites ! Retour au lit, on discutera du châtiment à infliger au régleur de réveil plus tard… Vers 8 heures, le taxi, une nouvelle merveille de bricolage, arrive et nous embarque pour deux heures de piste tape cul à souhait. On arrive sur place le dos en vrac, mais le spectacle est saisissant. La réserve abrite parait-il près de 3 millions d'oiseaux en plus des phacochères, des pythons et autres crocodiles... La sensation n'est pas la même qu'au zoo ! Des pélicans nous frôlent la tête en formation serrée, des crocos bronzent à quelques mètres sur les berges… Je ne sais pas si c'est à cause de la mauvaise nuit, mais la visite paraît irréelle. Les grands cormorans séchant leurs ailes sur les branches d'arbres dénudées accentuent cette atmosphère surnaturelle.

Les journées s'enchaîneront ainsi au rythme effréné des sessions de windsurf. Vent, soleil et apéro tous les jours, je pense qu'on a trouvé un bon spot. L'heure du départ approche finalement. Vient alors le bouquet final du trip tranquille. Alors que l'on commençait à se soucier de la façon de rejoindre l'aéroport, la propriétaire de l'hôtel nous expliqua la façon de procéder dans le coin : « Depuis l'hôtel, on entend l'avion arriver. Vous attendez donc au bord de la piscine, on se charge de faire enregistrer vos bagages et quand vous entendez l'avion se poser, vous filez directement à l'aéroport. » Plutôt sympa comme organisation ! Cédric, Arnaud et moi glandons donc un dernier coup sur le bord de la piscine à attendre l'avion loin des tracas de l'enregistrement. Le trip s'achève sur cette note de quiétude. Bye bye Narcisse le pélican, ciao les crabes et les crocos, à bientôt mama Africa. Vivement qu'on revienne pour une petite cure de Sénégal attitude.

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Le parc du Djoudj, le soleil se lève très vite et la lumière devient rapidement blanche. Un conseil pour voir les oiseaux et faire de belles photos, allez y très tôt sans sous-estimer le temps que prendra le taxi pour faire la route !

Road book

Le pays : le Sénégal est la plus ancienne colonie française d'Afrique. Contrairement à nombre de ses voisins, Casamance exceptée, le pays est calme et stable. De nombreuses ethnies y vivent en relative harmonie. Notre spot, Saint Louis, est situé à 4 heures de route de la capitale, Dakar, mais à quelques minutes seulement du pays voisin, la Mauritanie. La ville rassemble de nombreux vestiges architecturaux de la période coloniale, ses environs sont riches en parcs et visites à caractère environnementaux. Son climat tempéré en fait une étape agréable pour qui veut mélanger plaisirs aquatiques et culturels.
Langue : le français est la langue officielle, mais une grande partie de la population parle wolof.
Religion : l'islam, mais marabouts et autres gris-gris occupent une place importante.
Monnaie : le franc CFA. 1000 francs CFA = 1,5 euros environ.
Décalage horaire : 1 heure l'hiver, 2 heures l'été.
Formalité : un passeport valide 6 mois après la fin de votre séjour.
Santé : aucun vaccin n'est exigé en entrant dans le pays. Sachez que si vous souhaitez visiter d'autres pays tropicaux dans les 6 mois qui suivent votre visite dans un pays présentant des risques de fièvre jaune - le Sénégal en fait partie - un certificat de vaccination est parfois exigé. Évitez de boite l'eau du robinet, fruits et légumes doivent être soigneusement lavés.
Climat : chaud et sec pendant la saison sèche (octobre à juin), très chaud et humide avec de fortes pluies durant l'hiver (juillet à septembre). L'eau du fleuve et de l'océan ne sont pas trop chaudes en hiver (20°C), pensez à prendre un shorty. Elle atteint plus de 25°C vers la fin du printemps. Les soirées sont fraîches.
Météo : l'alizé de Nord-Est descend régulièrement le long de la côte Mauritanienne. La région de Saint Louis est la plus ventée du Sénégal. Sur le spot du club, le vent se lève autour de 13h30 tous les jours entre janvier et juin entre 3 et 6 Beaufort. En début de saison (janvier), l'Armattan, le vent d'Est, arrive du désert chargé de poussières. C'est un vent plus chaud, très irrégulier qui se transforme vite en tempête de sable s'il souffle fort. Vers la mi-janvier, le vent tourne au Nord-Nord Est, il est alors plus frais et régulier. En moyenne, le vent est de force 5 établi pour des voiles de 5,3 à 5,7 avec un flotteur de 100 litres.

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Y aller : en voiture avec Johnny et la caravane du Paris-Dakar… Vous aurez plus vite fait de prendre l'avion, les compagnies ne manquent pas. Nous avons fait confiance à Sport Away Voyages, laquelle a dealé un bon plan avion direct Paris / Saint Louis et l'hébergement dans un hôtel avec piscine à 20 minutes du spot. Contactez Sport Away Voyages au 0826 88 10 02 ou sur internet : www.sport-away.com.

Spécialités gustatives : la Thiéboudienne, le plat national (riz au poisson accompagné de légumes), les Yassas (poissons, crevettes ou poulet mariné dans du citron accompagné d'oignons...), les Maffés… La Gazelle et la Flag pour les bières, le Bissap (boisson rouge faite à base de fleurs), le Bouye (réalisé à partir des pains de singe, le fruit du baobab) et bien entendu le thé à la menthe, que l'on boit en trois fois au cours de la journée : la première amère comme la mort, la seconde douce comme la vie, la dernière sucrée comme l'amour...
Bons plans restos : le Coup de Torchon, Resto Pointe Nord, le Flamingo (sur l'île de St Louis). Fabien se fera un plaisir de vous indiquer les derniers lieux à la mode.
Sortir : Iguane café, Papaye discothèque. Ambiance de 23 h à l'aube, échauffez vous avant de vouloir tenter les danses locales avec les jolies gazelles...

Les + de la destination
- vol régulier Paris / Saint Louis et hôtel à 10 minutes de l'aéroport
- dépaysement et soleil garantis
- spot plat, sans danger, avec peu de fond, idéal pour progresser
- vent régulier
- peu de décalage horaire
- destination familiale aux multiples activités

Les - de la destination
- plan d'eau peut être un peu trop plat pour les accros du jump
- moins de vent sur le spot de vagues
- traitement anti paludéen recommandé

Special thanks : à Fabien et Hyass' pour l'accueil et les bonnes vibes ! À l'hôtel « le ranch de Bango » ainsi qu'à l'agence Sport Away Voyages pour l'organisation du trip.

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