| Surf au Sri Lanka - Elise au pays des éléphants
Après Bali et le Maroc, Wavetrotter part à la découverte du paradis terrestre selon Marco Polo. Des montagnes du centre aux magnifiques plages du sud du pays, le Sri Lanka offre au visiteur un panorama d'une richesse insoupçonnable. Une vie ne serait pas assez pour tout voir ! Surf, découverte, ouverture d'esprit et solidarité sont au programme de cette édition ...
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Elise Garrigue, surf au Sri Lanka |
Etat des lieux.
Depuis le raz de marée, il n'a pas osé poser un pied dans la mer. Aujourd'hui, Hasanka, le fils de Ranji et Noel, propriétaires du Surfing Beach Guest House à Hikkaduwa, retourne à l'eau. Pas très à l'aise, son bain sera bref. Pour nous qui venons d'arriver, l’idée de s'endormir dans cette bâtisse posée à même la plage éveille déjà quelques arrières-pensées. Alors tenter d'imaginer ce que lui a vécu! Impossible ne serait-ce que de le soupçonner en le voyant jouer sur la plage comme n'importe quel autre enfant. Partout, le long de la route côtière, des débris de bois, de maison, de route, de voie de chemin de fer, un train même, laissent imaginer l'impensable étendue de la catastrophe. Et nous ne sommes que sur la côte ouest, celle qui n'était pas exposée directement à la vague*. De l'autre coté, à l'est, l'eau est paraît-il rentré plusieurs kilomètres dans les terres. Chaque habitant de la région côtière a en mémoire une histoire effroyable. 26 décembre 2004, un an et demi est passé, le pays est bien loin d'avoir pansé ses plaies.
L'opportunité de partir avec l'équipe du guide Wavetrotter Sri Lanka était avant tout un moyen de découvrir un pays magnifique renaître de ses cendre, l'occasion également, par le biais de reportages, de donner aux surfeurs-voyageurs le désir d'y aller. Le Sri Lanka se relève lentement, mais alors que des milliers d'habitants vivent encore sous la tente ou dans des maisons de fortunes, les "tsunami houses", l'argent du tourisme fait encore cruellement défaut. Y aller, apporter quelques cadeaux et de la joie, c'est peut-être déjà faire un petit quelque chose.
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Dans le parc de Yala, sur la côte exposée à la vague, ces maisons "en dur" servaient de logements aux touristes en visite. Elle n'ont pas résisté. Sur la photo du milieu, les murs ont bien entendu été rasés jusqu'aux fondations mais on note, au premier plan, la base du siège des toilettes, rasé de près par la puissance du raz de marée. Quarante sept personnes sont mortes ici (touristes et locaux). A droite, Yannick, de "Aidons Midigama", lors de l'inauguration d'une salle, que l'association à aidé à financer dans une école locale. A gauche, gamins tout sourire dans une ruelle de Mirissa. |
Surf time.
Le surf était sympa sur Main Peak à Hikkaduwa mais le peu de houle et le monde rendaient l'atmosphère électrique. Après quelques jours, il était temps de quitter la foule pour la quiétude des spots du sud. Conduire au Sri Lanka est un vrai métier, la crainte de voir débouler un nouveau tsunami n'est d'ailleurs rien face au danger bien réel représenté par les bus bondés. En une heure de taxi, nous rejoignons Mirissa. Notre nouvelle guest house, perchée en haut de falaise - rapport au tsunami, on ne sait jamais - offre une vue imprenable sur la baie bordée de cocotiers et la vague qu'elle abrite.
Le lendemain, fidèle à ses habitudes, Elise est la première debout. Elle file sur le toit pour admirer le levé de soleil puis, joyeusement, passe réveiller toute l'équipe pour la session surf du matin. Aujourd'hui encore, elle affiche un sourire radieux, bonnes vagues aujourd'hui, belles petites droites, régulières, longues, elle s'est même offert un petit tube, attention simplement aux oursins en sortant de l'eau. Mais que les conditions soient bonnes ou pas, Elise, a de toutes façons toujours le sourire, faisant preuve d'un enthousiasme à toute épreuve du haut de ses 21 ans. Bien qu'elle ait sans doute déjà effectué plusieurs fois le tour de la terre pour des shooting photo, ce voyage au Sri Lanka est son premier long trip. Visiblement heureuse de chaque instant passé à découvrir le pays et ses habitants, Elise s'extasie devant les merveilles qu'elle découvre à chaque coin de rue, les vagues sont toujours parfaites, la nourriture tellement bonne, "sooooo good" répète t-elle sans arrêt !... Mais au delà des apparences, elle tente de faire partager sa joie de vivre et ses expériences aux locaux, à l'eau par le biais du surf bien entendu mais aussi en prenant le temps de discuter, de comprendre d'offrir des présents aux personnes rencontrées...
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Elise Garrigue, la bombe de chez Rip Curl comme l'a titré NewLook lorsqu'ils ont publié le sujet (photos). Surfeuse vivant sur l'île de Maui à Hawaii depuis ses 10 ans. Elle mène la belle vie entre séances photos et surf sur les plus belles vagues du monde, au gré de ses voyages. |
Cet après midi, rendez vous a été pris avec Yannick de l'association "Aidons Midigama", le village voisin. L'occasion de discuter avec un expatrié français prof de surf mais également très investit dans la reconstruction depuis le tsunami. Reconstruction d'écoles et de logements, aides aux élèves ou fournitures de matériel scolaire aux enfants, allez jeter un oeil au site de l'association (www.aidons-midigama.com), vous serez surpris de ce qu'il est possible de réaliser des euros mis bouts à bouts.
Formidable fenêtre pour découvrir le monde, le surf est un prétexte à saisir pour partir à la découverte des autres. Au delà des vagues, l'ancienne Ceylan est un dépaysement de tous les instants dans une nature exubérante, l'occasion de découvrir une vie sauvage extrêmement riche et la joie de vivre d'une population chaleureuse et bienveillante malgré les difficiles épreuves traversées. Le Sri Lanka un pays à visiter au moins une fois dans sa vie, plus qu'une recommandation, un devoir !..
(*) - pas la vague gigantesque des films hollywoodiens mais plutôt une très brusque monté des eaux, comme si la marée montait de plusieurs mètres en quelques secondes représentant une masse d'eau considérable détruisant et emportant tout sur son passage.
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Ambiances du Sri Lanka, le long de la côte sud comme à Matara, dans le centre à Kandy ou vers Nuwara Elyia, sur les hauteurs du tea country |
Road Book
Pays - La République démocratique socialiste de Sri Lanka, 65 000 km2, 20 millions d'habitants.
Capitale - Colombo (2 millions d'habitants).
Climat - Tropical, eau 28°, air 30° sur la côte, frais voir froid dans les montagnes du centre. Mousson de nord-est l'hiver, sud-ouest l'été. Venant de terre le matin, un vent de mer se lève vers midi.
Langue - Cingalais, tamoul, anglais.
Santé - Répulsif anti moustique (risques de paludisme faibles en zone côtière), boissons et eau en bouteille, bétadine pour désinfecter immédiatement des plaies, crème solaire efficace.
Argent - La roupie cingalaise (1€ = 110 Roupies), un repas, une nuit, un petit déj en guest house env. 1000 Rp. Cartes de crédit acceptées et guichets automatiques dans toutes les villes.
Surf - En hiver (saison des petits swells): Hikkaduwa, Midigama, Mirissa et des dizaines de secret spots. Les vagues, sont généralement petites et tranquilles et déroulent sur du corail. Pas trop dangereuses, elles sont une excellente école pour celui ou celle qui souhaite tâter du reef.
- Hikkaduwa (main reef) - peak droite gauche, corail, du monde à l'eau. Des guest house tout le long de la plage. Party tous les soirs dans les bars.
- Midigama et Welligama : de très nombreux spots le long de la route cotière, vous ne manquerez pas de rencontrer des surfeurs marchant la planche sous le bras pour leur demander le meilleur spot. Peut-être le meilleur rapport quantité de vague, monde à l'eau de la côte.
- Mirissa : belle droite dans un décors de palmiers. Reprerez bien comment entrer et sortir de l'eau, les chaussons peuvent être une bonne option à cause des oursins.
- Est de Mirissa, la zone est plus sauvage mais la côte, toujours orientée sud offre de belles baies à découvir.
- En été (gros swells): très consistant sur Arugam Bay en territoire Tamoul. Attentions aux conditions d'accès à la côte est depuis la reprise des heurts entre l'armée et les indépendantistes Tamouls
A voir - Tortues à Hikkaduwa, éléphants, vie sauvages à Yala, jardins d'épice, temples bouddhistes et hindous, la foule dans le train et les bus, Kandy et le tea country (Nuwara Elliya) ...
Y aller - 9h d'avion depuis Paris (à partir de 700 €), nous avons fait confiance à www.turquoise-voyages.fr pour préparer notre voyage.
Plus d'info - Ambassade du Sri Lanka au 01 55 73 31 31, Office du Tourisme sur www.srilanka.fr ou au 01 42 60 49 99.
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